Une question de priorités

L’homme réfléchit. Il est convaincu d’avoir raison : à ses yeux, dépenser pour sa santé n’a aucun sens. Tant qu’elle ne lui pose pas de problème, il la considère comme acquise.

Puis il repense à tout ce qu’il achète régulièrement. Il entretient sa voiture. Il va au restaurant. Il sort. Il consacre de l’argent à ses loisirs. Il s’offre aussi quelques achats impulsifs, juste pour le plaisir. Plus il y pense, plus une évidence s’impose : il investit sans difficulté dans tout ce qui améliore son confort ou rend son quotidien plus agréable.

Pourquoi est-il alors si difficile d’investir dans son propre corps ?

Quand tout va bien, nous n’y pensons pas

Peut-être parce que les bénéfices de la santé sont invisibles lorsque tout va bien. On ne se réveille pas le matin en se disant : « Heureusement que je n’ai pas mal au dos aujourd’hui ! » On considère cela comme normal.

À l’inverse, une nouvelle voiture se voit. Un téléphone récent procure une satisfaction immédiate. Un restaurant offre un plaisir instantané.

La santé, elle, ne fait pas de bruit. Elle nous accompagne discrètement. Tant qu’elle est présente, nous ne prenons pas conscience de tout ce qu’elle nous permet de vivre… jusqu’au jour où les premières gênes apparaissent.

Cette question ne lui est jamais vraiment venue à l’esprit. Lorsqu’une douleur apparaît, il prend un cachet et poursuit sa journée. Lorsque la fatigue s’installe, il s’adapte. Lorsque ses épaules restent tendues plusieurs jours, il espère que cela finira par passer. Comme si prendre soin de lui pouvait toujours attendre.

Nous pensons investir dans ce qui nous semble important

Le paradoxe est là. Il entretient sa voiture avant qu’elle ne tombe en panne. Il change son téléphone alors que l’ancien fonctionne encore parfaitement. Il répare rapidement ce qui risque de lui compliquer la vie. Pourtant, son propre corps, lui, doit patienter.

Mais le regard peut changer. La vraie question n’est probablement pas : « Combien cela coûte-t-il ? » Ne faudrait-il pas plutôt se demander : « Que me permet ma santé, chaque jour, sans que j’aie à y penser ? ? »

Une nouvelle question s’impose alors…

Qu’est-ce qui nous permet réellement de profiter de tout ce que nous avons ?

Poursuivre la réflexion : Prendre soin de notre santé : et si c’était notre meilleur investissement ?